"la figure la plus marquante de notre Fraternité a toujours été El-Saïph. Lorsque
survenaient les désaccords, il finissait toujours par nous réconcilier avec un sourire. Mais les autres lui en voulaient pour ce qu'ils voyaient comme des manipulations séductrices. Ils étaient
trop fiers pour se laisser aller au jeu d'El-Saïph et reconnaitre que sa présence parmi nous les obsédait. Leur vrai problème était qu'il ne leur offrait jamais de certitude rassurante et
confortable, et cela parce qu'il en était incapable.
Je crois que finalementj'ai été la seule à vraiment le connaître, si c'est possible. J'ai cédé au désir, que les autres canalisaient en ressentiment, et il s'est ouvert à moi. Nous
fonctionnions presque en symbiose et je le découvrais toujours plus, tel que je pouvais l'espérer. J'ai toujours su qu'il dissimulait une nature fragile et rêveuse, mais il l'a toujours nié, me
répétant qu'il ne l'était que parce que je voulais qu'il soit ainsi."
Extrait des Mémoires d'Odhallyn, Naïade de la Fraternité des Chercheurs Adamiques,
1846.
Métamorphoses:
Cheveux mouvants:
La chevelure de la Lamie se teinte d'un noir profond, et prend un aspect huileux,
Elle semble peu à peu prendre vie et ondule au gré de l'humeur du Nephilim.
Mains Fines:
Les articulations deviennent saillantes et les phalanges s'allongent et
s'amincissent. Les ongles prennent des reflets irisés. Ils finissent par s'allonger aussi et si la métamorphose est avancée, ils deviennent de longues griffes nacrées, impressionnantes mais très
fragiles.
Peau pâle et écailleuse:
La peau se couvre d'écailles jusqu'à la ceinture et noircit peu à peu. Au-dessus, la
peau prend une teinte blafarde, semblant d'albâtre ou de marbre, comme sculptée.
Voix atonale:
La lamie parle d'une voix qui oscille entre la douceur et l'étrangeté de rythmes
brisés, syncopés. Les sens deviennent presque purs et varient sur une large gamme sans harmonie apparente.
Ici, une nouvelle quête des géants, mais sur le mont Elbrouz, dans le Caucase...
Le 26 juin 1942, l’offensive sur la Crimée baptisée « Plan bleu » permet aux troupes nazies de s’emparer de Sébastopol et d’ouvrir la route vers le sud
russe. Les troupes du « Plan Bleu » se séparent le 23 juillet, lors du « Plan Braunschweig » : le corps d’armée B établit une ligne de défense le long du Don, alors que
le corps d’armée A doit s’enfoncer dans le Caucase pour s’emparer des positions dominantes et des puits de pétrole de la région.
Ce même 23 juillet 1942, le général Wilhelm List, commandant le corps d’armée A, dispose de la 1èrePanzerdivision, de la 4èmePanzerdivision, de la 17ème Armée et de la 5èmeSS-Panzerdivision « Wiking ». Il reçoit alors un message de Hitler, lui ordonnant de mettre en
œuvre l’opération « Edelweiss » : il s’agit de prendre l’Elbrouz, avec autant d’hommes que nécessaire.
C’est le capitaine Heinz Groth, dit « Wendehals » (« torcol », en raison de sa nuque très mobile) qui prend la tête d’une troupe de 150 hommes
pour l’ascension du plus haut sommet d’Europe (5642m). Ces troupes sont composées essentiellement de Sonderkommando (commandos spéciaux) répartis en deux divisions : Edelweiss,
commandé par Hubert Lang, et Enzian (« Gentiane ») commandé par le tyrolien Karl Eglseer.
Le 14 août 1942, les Gebirgsjäger (chasseurs alpins) de la 1ère et de la 4ème division de montagne atteignent le col de Khotioutau
(3546m), au pied du glacier. C’est là qu’ils surprennent les dernières résistances caucasiennes, au lieu-dit « le refuge des onze », mais celles-ci ne durent pas longtemps. Le 21 août
1942, les chasseurs alpins atteignent le sommet de l’Elbrouz et y plantent le Reichskriegsflagge.
Mais, une fois au sommet, les conditions météorologiques sont telles que le photographe de l’expédition, Eugen Hof, ne parvient à prendre que quelques clichés, qui
feront néanmoins sensation. Goebbels magnifie l’exploit, mais Hitler, subissant les rapports de lourdes pertes de la part des autres opérations dans le Caucase, s’énerve contre les divisions de
chasseurs qui « ne pensent qu’à accomplir des exploits alpins, et que le reste n’intéresse pas ».
Néanmoins, pour les disciples de Hörbiger comme Himmler, l’opération sur l’Elbrouz est un succès : ce temple naturel du zoroastrisme, ce sanctuaire légendaire
de Prométhée, est selon la théorie de la Wel’ un autre lieu où jadis auraient pu survivre les Aryens suite à la Chute.
Néanmoins, les recherches n’auront jamais lieu. Les conditions météorologiques détestables forcent les chasseurs alpins à redescendre rapidement, et les efforts
russes mettent en danger les troupes allemandes. Pourtant, le sommet de l’Elbrouz ne sera repris qu’en 1943 par les Soviétiques.
Prière sur l’Elbrouz
L’intérêt de l’assaut SS sur l’Elbrouz apparaît comme limité. En effet, qu’il s’agisse de l’absence d’agents de l’Ahnenerbe ou des difficultés de stabilisation des
troupes, l’opération Edelweiss est un échec pour Himmler et les mystiques de Hörbiger. Néanmoins, même si rien n’a été découvert lors de l’occupation nazie de l’Elbrouz, surtout en raison du
manque de temps et de moyens, il y a peut-être quelques éléments à trouver au sommet de cette montagne que les zoroastriens nommaient le « Trône des Dieux ».
Une autre quête des géants, cette fois en Amérique du sud :
Edmund Kiss (1886- ?) naît en Allemagne en 1886 et y étudie l’architecture et, selon ses dires, l’archéologie. Il participe à la Première Guerre Mondiale, où
il obtient deux Croix de Fer (dont une de Première Classe) et, une fois la paix déclarée, retourne chez lui pour entamer une carrière d’écrivain, avec la série Der Gute Kamerad, qui
fait sensation dans le monde germanophone. Dès les années 20, il se passionne pour les théories de Hörbiger alors qu’il est délégué municipal aux aménagements de Münster. Plongé dans
l’univers mystico-scientiste de Hörbiger, il écrit Die letzte Königin von Atlantis (La dernière reine d’Atlantys), où la mythique Thulé est présentée comme le berceau de l’humanité. Il
écrivit par la suite l’achèvement de l’épopée du meneur nordique, Baldur Wieborg, dans un autre récit, Les cygnes de Thulé.
En 1927, Edmund Kiss entre en contact épistolaire avec Arthur Posnansky, un Autrichien expatrié en Bolivie, qui avait effectué un premier travail de fouille sur un
site en ruine des Andes, Tiahuanaco. Tous deux conviennent que l’architecture bolivienne n’a rien à voir avec celle des ruines de Tiahuanaco, et il n’en faut pas plus pour que Kiss y perçoive les
traces des géants Aryens.
Il en est tellement convaincu qu’il investit la récompense de 20 000 marks d’un concours d’écriture dans un voyage en Amérique du Sud qui durera plusieurs
mois. Il dessine, recense, analyse, prélève. Il ne rentre en Allemagne que vers 1937 et publie ses recherches sous le nom de La Porte du Soleil de Tiahuanaco et la doctrine de la glace
universelle de Hörbiger, une publication reprise par SA Mann et Die Hitler Jugend, magazines de jeunesse hitlériens. Himmler lui-même commande un exemplaire du rapport de
Kiss, relié en cuir, pour en faire un cadeau de Noël pour Hitler. Dès lors, Edmund Kiss devient un habitué de l’Ahnenerbe et un proche de Himmler et de Walther Wüst, le recteur de l’Université de
Munich.
Pendant un an et demi, Edmund Kiss travaille d’arrache-pied avec Wolfram Heinrich Friedrich Sievers (1905-1948) pour organiser un nouveau voyage en Bolivie. Kiss
veut un maximum d’experts (archéologues, géologues, zoologues, botanistes, météorologues, pilotes d’avion, experts en fonds marins…) pour fouiller le site de Tiahuanaco, ainsi que le site voisin
de Siminake et le fond du lac Titicaca, pour effectuer des relevés géologiques de la Colombie au Pérou, et pour observer les routes incas, qu’il attribue aux seigneurs Aryens venus du nord. En
août 1939, le projet était estimé à 100 000 reichsmarks, soit 52 000 dollars. Mais Himmler ne bronche pas, envoie rapidement Kiss en Libye pour confirmer des hypothèses sur des traces
glaciaires, et accède à ses requêtes pour l’expédition vers Tiahuanaco.
Néanmoins, l’expédition ne partira jamais. En 1939, la mauvaise publicité de l’expédition en Islande met un frein aux fonds alloués à l’Ahnenerbe, et le coût
prohibitif de l’expédition bolivienne condamne le projet.
Déçu mais fidèle à la cause nazie, Edmund Kiss intègre la Waffen SS et devient un membre de la Garde des bâtiments officiels allemands. Arrêté comme de nombreux
membres de l’Ahnenerbe, Edmund Kiss est relâché suite au Procès de Nuremberg, arguant qu’il fut juste un expert de terrain. Il retourne chez lui dans les années 50 et se remet à écrire. Il publie
des Commentaires sur le Critias, puis disparaît mystérieusement.
Un demi-échec
Même si l’expédition n’a jamais eu lieu, les travaux de Edmund Kiss lors de son premier voyage ont permis d’apporter un certain nombre de confirmations aux théories
de Hörbiger. Tout d’abord, Kiss a remis en cause les datations du site de Tiahuanaco, ainsi que l’identité architecturale des ruines. Enfin, il a mis en avant un calendrier complexe faisant
écho à la tradition indienne selon laquelle « Tiahuanaco a été construit avant que les étoiles n’existent dans le ciel », tradition relevée par l’allemand Von Hagen en 1950.
Le site de Tiahuanaco reste à ce jour le lieu le plus favorable aux théories de Hörbiger et déchaîne encore les passions de quelques écrivains mystiques, comme
l’autrichien Hans Schindler Bellamy (1901-1982) ou le français Denis Saurat, auteur de l’Atlantide et le règne des géants.
Jouer Edmund Kiss
Edmund Kiss est de ce genre d’homme qu’appréciait Himmler : de stature imposante, environ 1m92 pour 105kg. Son visage est large et puissant, ses oreilles
décollées supportant les branches de petites lunettes à monture métallique, et sa bouche petite, mais au pli résolu. Franc et abrupt dans ses paroles, il est la gentillesse même avec ses
subordonnés, collègues et camarades de régiment. Fidèle en parole et d’un honneur de gentleman, il est persuadé que ses découvertes devraient révolutionner le monde.
Déclaration-type :« Nous savons au moins une chose, et on ne nous convaincra pas facilement du
contraire : même si on ne peut estimer l’âge de Tiahuanaco, elle doit au moins avoir des millions d’années ».
*Le règne des géants*
L’écrivain viennois Hans Schindler Bellamy a poursuivi les études de Hörbiger et de Kiss sur Tiahuanaco, notamment à travers des analyses géologiques et
stratigraphiques des environs du lac Titicaca. Dans son premier ouvrage, Des lunes, des mythes et des hommes, il reprenait l’essentiel des travaux de Hans Hörbiger et de Philipp Fauth
sur la Wel’ en apportant des soutiens à la thèse grâce aux ruines de Tiahuanaco. Après plusieurs études sur l’Atlantide, il s’est spécialisé dans celle de grands monuments de Tiahuanaco,
comme l’étrange calendrier de la Porte du Soleil, une grande idole et les structures basiques de l’ensemble des ruines.
Ses œuvres sont restées marginales du fait de l’opposition unie des scientifiques à l’égard des idées de Hörbiger, clairement défendues par Bellamy dans ses
livres.
Ici, je vous présente une série de quêtes de l'existence des géants prônés par Hörbiger.
Ernst Schäfer (1910-1992) naît à Cologne en 1910 d’une famille de riches industriels de Hambourg, mais passe son enfance à Waltershausen, en Thuringe. De 1928 à
1930, il étudie la zoologie, la botanique, la géologie, la minéralogie, la chimie, la physique et l’ethnologie à Hanovre et à Göttingen, avant d’être sollicité pour suivre une expédition à
destination du Tibet sponsorisée par l’Academy of Natural Sciences de Philadelphie. En 1931, il part cette fois en Sibérie et en Chine avec l’expédition américaine Brooke Dolan.
De retour en Allemagne, il continue ses études et entre au parti national-socialiste à la fin de ses études en 1933. Il repart en juin 1934 en Chine, à Hangzhou, où il rencontre un Lama Panchen
exilé, Thubten Chökyi Nyima.
Intégré à la SS à son retour, il est fait SS-Untersturmführer par Heinrich Himmler, qui le passe dans son état-major personnel, mais Schäfer n’adhère au parti que
pour trouver des sources de financements pour ses expéditions.
Le 20 avril 1938, il est le chef de file de l’expédition Unternehmen Tibet, une mission à fins politiques, scientifiques et occultes.
Pour l’Ahnenerbe, le voyage constitue un premier pas vers l’union des peuples aryens, c’est-à-dire des peuples descendants des géants. Ainsi, sur ordre de Himmler,
Schäfer doit imiter le célèbre Lawrence d’Arabie en soulevant les Afghans et les Tibétains contre les Anglais, maîtres de l’Inde. Avec le soutien de l’URSS, alors alliée de l’Axe, Schäfer doit
préparer un soulèvement tibétain ouvrant la voie à une invasion germano-soviétique du sous-continent indien. Bruno Beger, un anthropologue converti de l’Ahnenerbe, le suit pour lui prêter
main-forte, ainsi que le géophysicien Karl Wienert, le logisticien Edmund Geer et le photographe Ernst Krause.
Mais il n’obtient aucun accord du Dalaï-Lama, pourtant très intéressé par les théories de Hitler, et ses recherches sont assez décevantes. Néanmoins, il étudie la
faune, la flore et les groupes humains des hauts plateaux. Il mesure plus de 300 Tibétains et d’autres ethnies pour comparaison, recueille toutes les rumeurs concernant les hommes-des-neiges
(soupçonnés d’être un chaînon manquant entre les géants et les hommes) et fait l’acquisition du Kangschur tibétain, un ouvrage sacré en 108 volumes. Enfin, répondant aux demandes de
Alfred Rosenberg, chef de l’idéologie nazie, il étudie les liens entre les cultes de Wotan et le bouddhisme.
En août 1939, s’estimant satisfait de l’expédition, Schäfer ordonne le départ du groupe. Il ramène avec lui une cinquantaine d’ours vivants, de nombreux trophées de
chasse et de quoi écrire Berge, Buddhas und Bären (Des montagnes, des Bouddhas et des ours) et Dach der Erde (le Toit du Monde). A son retour en Allemagne, l’équipe est
accueillie en héros à l’aéroport de Munich, Himmler remettant en personne à Ernst Schäfer la bague et le poignard d’honneur des SS.
En janvier 1940, Ernst Schäfer est nommé à la tête du Tibet-Institut, avec Bruno Beger pour subordonné. Cette promotion le pousse à organiser l’expédition
Kaukasus, en parallèle à l’opération de l’armée baptisée Edelweiss, en août 1942. Nous en parlerons plus tard. A ce moment, les deux explorateurs aimeraient retourner au Tibet,
mais Hitler a déjà lancé l’armée allemande contre l’URSS, ce qui rend le projet caduc.
Devenue Reichsinstitut, la section « Tibet » de l’Ahnenerbe devient le Sven-Hedin Institut für Innerasien und Expeditionen le 16 janvier
1943 à l’Université Ludwig Maximilian de Munich, après que l’alpiniste scandinave ait été nommé docteur honoris causa par Walther Wüst, recteur de la faculté des sciences
naturelles.
Par la suite, Schäfer est envoyé à Dachau pour étudier avec quelques médecins la résistance des hommes au froid, alors que Beger était envoyé pour des raisons
similaires à Auschwitz.
En 1945, en tant que scientifiques, Ernst Schäfer comme Bruno Beger ne furent pas inquiétés, le colonel Wolfram Sievers, administrateur général de l’Ahnenerbe étant
chargé de tous les crimes et condamné à mort.
Faisant profil bas pendant une dizaine d’années, Ernst Schäfer fut nommé conservateur dans la section Histoire Naturelle du Musée de Basse-Saxe, à Hanovre.
Il y officia jusqu’à sa mort, en 1992 et correspondit avec attention avec l’alpiniste tyrolien Reinhold Messner étudiant le Yéti durant ses dernières années.
Le résultat occulte de l’expédition Schäfer
L’expédition Unternehmen Tibet fut un échec, de façon assez large, mais sans répercussion sur la guerre. Il est clair que Ernst Schäfer n’avait aucun désir
de suivre les volontés occultes de Himmler et se contenta du strict minimum sur cette face du travail. De même, à l’exemple de Rudolph Hess, il tenta plutôt de s’accorder avec les Anglais,
notamment en entrant en contact avec l’ambassadeur anglais au Tibet, Hugh Richardson. Néanmoins, comme Hess, les projets d’entente tombèrent à l’eau.
Bien qu’accepté au sein des SS, Schäfer ne fut jamais initié en quoi que ce soit, pas plus que Beger ou le moindre membre de l’équipe. Beger devait juste surveiller
Schäfer en raison de ses contacts passés avec des étrangers. En réalité, certains membres de l’Ahnenerbe suspectaient Schäfer d’être un agent de Thubten Chökyi Nyima, qui s’était opposé à l’avis
favorable du 13ème Dalaï-Lama à l’égard de Hitler. Mais la réaction de Himmler au retour de l’expédition montre que Schäfer n’avait rien d’un espion dissident.
Les rares observations de Schäfer sur les façades les plus occultes de son expédition furent minces. En effet, les passerelles entre le wotanisme et le bouddhisme
existent et sont sûrement le fruit d’un savoir commun, mais dont les Tibétains eux-mêmes ont perdu l’essentiel du savoir. Une partie de celui-ci fut néanmoins ramené en Allemagne avec le livre
sacré du Kangschur, qui contient quelques-unes des Stances de Dzyan, si chères aux occultistes théosophistes.
Enfin, les observations de Schäfer sur le Yéti furent sans conséquence. A priori, Schäfer était parti d’Allemagne persuadé que le Yéti n’existait pas et qu’il
s’agissait tout bonnement d’un ours, mais Himmler attendait du résultat. Aussi, dans son livre Dach der Erde (le Toit du Monde), Ernst Schäfer relate qu’un Tibétain lui avait proposé de
l’emmener auprès de l’antre du Yéti, qu’il disait avoir vu : une horrible créature couverte de longs cheveux blancs, descendant dans les vallées la nuit pour se nourrir du bétail. Lorsque,
dans la pénombre, Schäfer distingua quelque chose de beige, plutôt indistinct et puant, il ameuta la bête avec des cailloux, et tira. Mais ce n’était qu’un ours de plus.
Les observations de Schäfer montrèrent que les ours du Tibet étaient de la même espèce que ceux d’occident, qu’il s’agisse de Ursus isabellinus, Ursus
pruinosus ou Ursus lagomyarius. Mais, comme le disait Schäfer lors du Procès de Nuremberg le 2 avril 1947 : « Himmler avait des idées bien particulières. Il voulait que la
race nordique soit venue droit du Ciel. Tout le monde croyait à la Glazialkosmogonie, même si cela n’avait rien de bien scientifique ». Aussi confirma-t-il autant
qu’il put Himmler dans ses lubies, mais sans conviction.
Jouer Ernst Schäfer
Ernst Schäfer est un aventurier dans l’âme. Heureux dans la solitude ou en petit groupe d’exploration, il s’énerve vite dans les paperasses et préfère le contact
humain. Plutôt critique à l’égard des « chef nazis qui…avaient tous un penchant pour l’occultisme », il ne fréquente ce gratin que pour obtenir des fonds pour ses
expéditions. Passionné par tous les phénomènes naturels, il peut se montrer d’une patience d’or et n’adhère à aucune théorie raciale. C’est un rationaliste opportuniste, qui vivra avec
difficulté son passage dans l’équipe d’internement de Dachau.
*Quelques années au Tibet*
L’expédition de Schäfer ne resta pas pour autant une lettre morte pour l’Ahnenerbe. Après le retour de Schäfer, Himmler envoya quelques membres de la SS en repérage
au Tibet. Ce fut le cas de Heinrich Harrer et de quelques autres membres de l’Ordre Noir qui n’eurent pas autant de succès que lui. Ils rapportèrent des informations qui firent
sensation en 1957 lorsqu’un rosicrucien publia un ouvrage, Le Troisième Œil sous le nom de Mardi Lobsang Rampa. Son témoignage attira plus d’une question, et le Tibet
ne démentit aucune des allégations.
« Je vis trois cercueils en pierre noire décorés de gravures et d’inscriptions curieuses. Ils n’étaient pas fermés. En jetant un coup d’œil à l’intérieur,
j’eus le souffle coupé.
_ Regarde, mon fils, me dit le doyen des Abbés. Ils vivaient comme des dieux dans notre pays à l’époque où il n’y avait pas encore de montagnes. Ils arpentaient
notre sol quand les mers baignaient nos rivages et quand d’autres étoiles brillaient dans nos cieux. Regarde bien, car seuls les initiés les ont vus.
J’obéis, j’étais à la fois fasciné et terrifié. Trois corps nus, recouverts d’or, étaient allongés sous mes yeux. Chacun de leurs traits étaient fidèlement
reproduit par l’or. Mais ils étaient immenses ! La femme mesurait plus de trois mètres et le plus grand des hommes pas moins de cinq. Ils avaient de grandes têtes, légèrement coniques au
sommet, une mâchoire étroite, une bouche petite et des lèvres minces. Le nez était long et fin, les yeux droits et profondément enfoncés… J’examinai le couvercle d’un des cercueils. Une carte des
cieux, avec des étoiles très étranges, y était gravée. »
Plus tard, il écrivait, comme pour confirmer les théories de Hörbiger :
« Autrefois, des milliers et des milliers d’années auparavant, les jours étaient plus courts et plus chauds. Des civilisations grandioses s’édifièrent et les
hommes étaient plus savants qu’à notre époque. De l’espace extérieur surgit une planète, qui frappa obliquement la Terre. Des vents agitèrent les mers, qui, sous des poussées gravitationnelles
diverses, se déversèrent sur la Terre. L’eau recouvrit le monde, qui fut secoué de tremblement et le Tibet cessa d’être un pays chaud, une station maritime. »
Les cercueils d’or
Le témoignage de Lobsang Rampa est particulièrement dangereux pour le monde occulte. Il recoupe tout d’abord les théories de Hörbiger, mais il montre également les
méthodes qu’utilisèrent les premiers Orchka pour lutter contre les Kaïm déchus. En effet, ce ne fut pas de l’or, mais bien de l’orichalque qui fut utilisé pour recouvrir les corps, et les
cercueils furent taillés dans l’obsidienne, pour s’assurer qu’aucun Selenim ne viendrait relever ces morts.
Suite au précédent article, voici quelques explications sur les conséquences occultes de la publication des idées de la Welteislehre et sur la présentation de Hörbiger.
Jouer Hörbiger
Hans Hörbiger est un être assez frustre et autoritaire. Il déteste être interrompu dans ses explications, gratifiant l’inopportun d’un « Maul zu ! »
(La ferme !), même s’il s’agit d’Hitler. Sa grande barbe blanche et ses attitudes hallucinées le font apparaître comme un prophète furieux, plus préoccupé par la physique que par les
mathématiques : « Vous avez confiance dans les équations et non en moi ! Combien de temps vous faudra-t-il enfin pour comprendre que les mathématiques sont des mensonges sans
valeur ? ». Pour lui, les sciences nouvelles, comme la psychanalyse, la sérologie ou le concept de relativité sont des « totems de décadence », auxquels Hitler apparaît comme
un antipoison. Aucune contradiction, pas même une esquisse, n’est tolérée, et il se moque éperdument d’avoir une écriture illisible. Il aime à se faire appeler Herr Doktor et sera nommé, à titre
post-mortem selon son désir « plénipotentiaire des mathématiques, de l’astronomie et de la physique ».
Déclaration-type :« Ou bien vous apprendrez à croire en moi, ou bien vous serez traité comme un
ennemi. »
Sens occulte
Les Immortels reconnaîtront dans cette théorie une vision réaliste de leur passé. En effet, après l’ère du précambrien et l’installation d’une végétation
gigantesque, les premiers Sauriens apparurent. Il est crédible que ce que Hörbiger appelle la deuxième lune fut en réalité l’élévation, puis la chute de la Lune noire dans les environs du
Yucatan. Ses scories se répandirent sur Terre et créant une première apocalypse qui annonçait la venue des Kaïm.
La troisième lune fut la Chute d’Orichalka, qui bouleversa à nouveau la surface du monde. La quatrième chute de satellite, elle, annoncera la fin de la
Terre.
Il est indéniable que les Nephilim s’incarnèrent de préférence dans ces géants plutôt que dans les misérables humains de petites tailles. En effet, comme Hörbiger
l’a montré, les géants disposaient de capacités cervicales supérieures, ce qui convenait tout à fait à l’éclosion complète du Ka-Soleil. Ainsi furent-ils les choix de prédilection de ceux qui
devinrent les Titans, mais aussi les dieux de l’Ancien Temps, ainsi que les ogres, trolls et cyclopes des légendes. Les luttes entre géants et entre dieux dans les légendes humaines, transmises
de génération en génération, ne sont que les pâles souvenirs des luttes d’autrefois, contre Prométhée, les Selenim ou les sauriens.
Puis, peu à peu, le nombre de géants étant en baisse constante, les Nephilim durent choisir de s’incarner dans des simulacres moins puissants, moins grands. Si les
Nephilim devaient un jour reprendre le contrôle de géants, cela ne ferait qu’annoncer la fin du monde prochaine.
Les théories de Blavatsky, associées à celles de Hörbiger, évoquent les différents foyers de populations des Nephilim dès la disparition de l’Atlantide et ils
furent confondus par la suite, à tort, avec les géants qui leur servaient de simulacres.
Les textes religieux sont des sources de nombreux témoignages de l’existence des géants, de ceux que les experts nomment Nephilim ou Gibborim (les puissants). Les
Nephilim qui ont étudié le phénomène du gigantisme chez leurs simulacres gardent le second terme pour expliquer cette phase de l’incarnation après la Chute et citent de nombreux extraits de la
Bible pour en indiquer des traces :
Genèse, chap.6, vers.1 : Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles
leur eurent donné des enfants : ce furent ces héros qui furent fameux dans l’Antiquité.
Nombres, chap.13, vers.22 : Ils montèrent, par le midi, et ils allèrent jusqu’à Hébron où étaient Himan, Shéschaï et Talmaï, enfants d’Anak. Hébron avait
été bâtie sept ans avant Tsoan en Egypte.
Nombres, chap.13, vers.33 : Et nous y avons vu les géants, enfants d’Anak, de la race des géants : nous étions à nos yeux et aux leurs comme des
sauterelles.
Deutéronome, chap.2, vers.10 : Les Emim y demeuraient auparavant, peuple grand et nombreux et de haute taille, comme les Anakim.
Deutéronome, chap.2, vers.11 : Ils étaient eux aussi considérés des Rephaïm, comme les Anakim, mais les Moabites les appelaient Emim.
Deutéronome, chap.3, vers.11 : Og, roi de Basan, était resté seul de la race des Rephaïm. Voici son lit, un lit de fer, n’est-il pas à Rabbath, ville des
enfants d’Ammon ? Sa longueur est de neuf coudées et sa largeur de quatre coudées, en coudées d’homme.
Josué, chap.2, vers.10 : Les Emim y habitaient auparavant ; c’était un peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anakim.
Josué, chap.2, vers.11 : Ils passaient aussi pour être des Rephaïm, de même que les Anakim ; mais les Moabites les appelaient Emim.
Josué, chap.2, vers.20 : Ce pays passait aussi pour un pays des Rephaïm ; des Rephaïm y habitaient auparavant, et les Ammonites les appelaient
Zamzummim.
Josué, chap.2, vers.21 : C’était un peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anakim. L’Eternel les détruisit devant les Ammonites, qui les
chassèrent et s’établirent à leur place.
Josué, chap.11, vers.21 : Dans le même temps, Josué se mit en marche et il extermina les Anakim de la montagne d’Hébron, de Debir et d’Anab, de toute la
montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël ; Josué les dévoua par interdit avec leurs villes.
Josué, chap.11, vers.22 : Il ne resta point d’Anakim dans le pays d’Israël ; il n’en resta qu’à Gaza, à Gath et à Asdod.
Josué, chap.14, vers.15 : Hébron s’appelait autrefois Kirjath Arba : Arba avait été le plus grand parmi les Anakim. Le pays fut dès lors en repos et
sans guerre.
Josué, chap.15, vers.13 : On donna à Caleb, fils de Jéphunné, une part au milieu des fils de Juda, comme l’Eternel l’avait ordonné à Josué ; on lui
donna Kirjath Arba, qui est Hébron : Arba était le père d’Anak.
Josué, chap.15, vers.14 : Caleb en chassa les trois fils d’Anak : Schéschaï, Ahiman et Talmaï, enfants d’Anak.
Samuel, chap.17, vers.4 : Un homme sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il s’appelait Goliath, il était de Gath, et il
avait une taille de six coudées et un empan.
Vous remarquerez qu'il est fait mention d'un géant du nom d'Ahiman, et, comme vous le verrez dans les articles suivants, le zoroastrisme fut particulièrement
important dans la logique occulte nazie. Il est donc possible d'y voir un lien avec le Selenim Ahriman, qui fut l'adversaire du grand initiateur Ahura-Mazda et de son disciple Zarathoustra, dont
la disparition demeure mystérieuse.
J'entame ici une exploration de plusieurs intrigues qui eurent lieu durant les Années Noires. Les théories impliquées dans ces intrigues sont condamnées et condamnables, mais il convient de les
expliciter pour les rendre accessibles autant aux joueurs qu'aux conteurs.
« Il faut maintenant choisir, être avec nous ou contre nous. En même temps qu’Hitler nettoiera la politique, Hans Hörbiger balaiera les fausses sciences.
La doctrine de la glace éternelle sera le signe de la régénération du peuple allemand. Prenez garde ! Rangez-vous à nos côtés avant qu’il ne soit trop tard ! »Lettre adressée par Hans Hörbiger aux savants d’Allemagne et d’Autriche durant l’été 1925.
Hans Hörbiger (1860-1931) est né le 29 novembre 1860 à Atzgersdorf (Autriche), dans la banlieue viennoise. Il passe son enfance auprès de sa mère, en Carinthie,
dans le Tyrol, où sa famille est bien implantée. Il ne quitte la région que pour intégrer le Technologische Gewerbemuseum de Vienne dans le génie mécanique, mais doit arrêter ses études
pour des raisons financières. Il devient alors dessinateur de soupapes de précision en 1881, puis abandonne cet emploi pour entamer une carrière militaire, qu’il délaisse aussitôt pour devenir
joueur de cithare itinérant. En 1884, il reprend ses occupations de dessinateur de soupapes chez le constructeur de machines à vapeur Alfred Collman. Il s’établit également avec sa femme, dont il
aura quatre enfants, dont Paul et Attila seront des acteurs de talent.
En 1891, alors qu’il est employé comme spécialiste des compresseurs par le constructeur de machines Land de Budapest, Hans Hörbiger se plonge dans l’étude des
différents aspects de la chaleur et du froid. C’est en observant attentivement ces phénomènes qu’il met au point, en 1894, un nouveau système de robinet pour pompes et compresseurs. Le 7 août
1895, il dépose le brevet DRP 87267 pour sa nouvelle soupape, qui porte encore aujourd’hui le nom de « soupape Hörbiger », mais son entreprise refuse de suivre ses progrès et de le
soutenir dans ses recherches. Il tourne donc le dos aux usines Land et fonde avec son ami Friedrich Wilhelm Rogler un bureau d’ingénierie. Ce bureau devient un partenaire de Siemens & Halske,
un bureau d’étude de construction de Budapest, qui part pour Vienne en 1903. Hörbiger suit le mouvement et impose son entreprise Hörbiger & Co dans le domaine de la vente de licences
à l’étranger.
Mais la situation florissante s’effondre en 1918, avec l’inflation et la méfiance généralisée. Hans Hörbiger peine à joindre les deux bouts, malgré les rentes de
son brevet. En 1925, il décide d’offrir la direction de la florissante Hörbiger & Co à son fils Alfred et se consacre dès lors à la survie de sa famille en travaillant comme employé d’une
société commerciale pour le service après-vente. Il meurt éreinté le 11 octobre 1931, à Mauer, banlieue viennoise, toujours aussi passionné par la science.
Sa vie serait passée sans éveiller le moindre intérêt si Hans Hörbiger n’avait pas passé la moindre de ses heures libres à la science et à rédiger des
comptes-rendus de ses observations curieuses.
En 1912, l’astronome amateur Philipp Fauth publie Hörbigers Glazial-Kosmogonie (La cosmogonie glaciale de Hörbiger), une thèse de plus de huit cent pages
dont la plus grande partie fut rédigée par Hans Hörbiger lui-même depuis 1894. Néanmoins, c’est Fauth, accepté dans les rangs de l’Ahnenerbe en 1938 avec le titre de professeur qui propulsera les
idées de la Welteislehre (la doctrine de la glace universelle, surnommée la Wel’) à l’avant des thèses défendues par les scientifiques nazis.
Au cours d’un dîner, alors qu’on évoquait les sciences, ce à quoi Hitler répondait souvent « la question préalable à toute activité scientifique est de savoir
qui veut savoir », on en vint à évoquer la Wel’. Alors, Hitler affirma qu’il était « tout à fait disposé à adopter les théories cosmiques de Hörbiger » avant de se lancer
dans une description embrouillée des travaux de l’ingénieur. Entre 1913 et 1931, Hans Hörbiger devint le maître à penser de Hitler et de Himmler. Pour le savant, c’était une occasion d’accéder au
pouvoir et de dominer enfin le monde des savants. Quant à Hitler, Hörbiger représentait son double scientifique : « Un Autrichien, Hitler, chassa les politiciens juifs ; un second
Autrichien, Hörbiger, chassera les savants juifs. Par sa propre vie, le Führer a montré qu’un amateur est supérieur à un professionnel. Il a fallu un autre amateur pour nous donner une
compréhension complète de l’Univers » (tract populaire de la Wel’, édité par le mensuel La clef des évènements mondiaux).
Dès 1925, Hitler offre à Hörbiger le pouvoir de suivre son chemin dans la persécution : les jeunes espoirs du parti national-socialiste interrompent les
réunions et conférences d’astronomes en criant « Dehors les savants orthodoxes ! Suivez Hörbiger ! » ; distribuent des cartons « Quand nous aurons gagné, vous et vos
semblables irez mendier sur le trottoir » aux directeurs des instituts scientifiques ; et poussent certains grands industriels à faire prêter un serment à leurs employés scientifiques
« d’avoir confiance dans la théorie de la glace éternelle ». Tout son argent partira dans la promotion d’un socialisme magique et autoritaire autour de ses idées. Après sa mort, il
n’est pas question d’oublier ses théories, et celles-ci deviennent une obligation pour la plupart des scientifiques qui rallieront la cause nazie.
Dans une lettre à l’ingénieur Willy Ley, qui fuit par la suite l’Allemagne nazie, Hans Hörbiger expliquait comment la Welteislehre lui
était venue durant sa jeunesse : « J’ai eu la révélation lorsque, jeune ingénieur, j’ai observé un jour une coulée d’acier fondu sur de la terre mouillée et couverte de neige : la
terre explosait avec un certain retard et une grande violence. »
Voilà la base de la réflexion de Hörbiger, qu’il va relier à la création terrestre d’une manière surprenante, mais perspicace.
Il y avait dans le ciel un énorme corps à haute température, des millions de fois plus grand que notre soleil actuel. Ce corps entra en collision avec une planète
géante constituée par une accumulation de glace, et le corps glacé pénétra profondément dans le super-soleil. Pendant des centaines de milliers d’années, il ne se produisit rien. Puis, la
pression de la vapeur d’eau fit tout exploser.
Certains éclats se perdirent dans l’espace, d’autres retombèrent sur la masse centrale. D’autres enfin s’écartèrent dans une zone moyenne et constituèrent ainsi les
planètes de notre système, que Hörbiger estimait à une trentaine en cette ère. La Lune, Jupiter, Saturne sont de glaces, les canaux de Mars sont de glace…Seule la Terre n’est pas entièrement
saisie par le froid. A une distance égale à trois fois celle de Neptune gît un anneau de glace, la Voie Lactée.
Les planètes sont depuis lors sujettes à deux forces : la poussée de l’explosion, qui se tarit en raison de la résistance de l’espace, composé de vapeur d’eau
et d’hydrogène, et la gravitation qui attire les planètes entre elles. Ainsi, chaque planète se rapproche lentement de celle qui est la plus proche d’elle, jusqu’à la
collision.
C’est ainsi qu’il y a eu quatre lunes pour la Terre, correspondant aux quatre ères géologiques. Chaque lune a éclaté dans son entrée dans l’atmosphère, créant un
anneau de rocs, de glace et de gaz qui a fossilisé les organismes enterrés, qui ordinairement pourrissent. C’est alors la fin des êtres vivants, et la renaissance par quelques survivants.
Durant la période où le satellite se rapproche, il y a un moment de quelque centaines de milliers d’années où il tourne si près de la Terre (quatre à six rayons
terrestres) que la gravitation en est profondément altérée : c’est alors que viennent les périodes de gigantismes. La première lune enterra les immenses végétaux et les insectes
gigantesques, la seconde les dinosaures monstrueux, la troisième les êtres géants des civilisations de l’Atlantide.
Par contre, alors que le satellite disparaît et que cette gravitation légère n’est plus, viennent les civilisations naines : les mousses et lichens du
secondaire, les petits reptiles du tertiaire ou les nains et mammifères du quaternaire. Au regard de la théorie de Hörbiger, nous sommes les nains qui succèdent aux géants de l’époque
atlantéenne.
Néanmoins, Hörbiger démontre que la chute de chaque satellite n’a pas été la fin complète d’une génération et le début d’une autre, mais que la transition s’est
faite par la dégénérescence d’une race gigantesque et d’une progressive élévation de l’autre, ce qui rend possible une vie partagée entre des géants et des humains, comme suggéré par les rois des
tribus opposées aux Israélites dans la Bible, géants à l’égal de Samson ou de Goliath.
Alors que le satellite tertiaire approchait, les êtres humains devenaient de plus en plus grands, et leurs capacités cervicales également. Ils étaient de ces géants
des légendes qui sont des dieux de sagesse et de puissance. Les mers étaient de plus en plus démontées autour des terres habitables, comme notamment le continent atlante. Puis, il a fallu fuir
lorsque le satellite s’est écrasé, libérant les eaux souterraines et propulsant, par la force de la gravitation, les eaux vers les hauteurs, recouvrant le monde.
En effet, avec le rapprochement du satellite, les eaux ont monté, ne laissant aux êtres que la possibilité de s’installer dans des
hauteurs : le Tibet, les Andes du Titicaca, le sommet de la Nouvelle-Guinée, les hauteurs de l’Abyssinie et le Haut-Mexique. Ces régions deviennent des ports, d’où les traces d’érosion
marine sur leurs falaises et l’existence du lac salé du lac Titicaca. Atlantys a disparu dans les flots, ainsi que les anciens berceaux de la civilisation des géants.
Puis, les eaux redescendent, lentement et la vie dans les hauteurs devient difficile en raison du manque d’oxygène. Il ne reste plus aux géants qu’à descendre de
ces ruines de civilisations pour tenter de recréer tout, mais plus bas, dans les marécages et plaines dégorgeant encore d’eau. La disparition du satellite a inversé le cycle gravitationnel, et
les êtres sont en rapetissement. Les géants se retrouvent mêlés aux humains, des seigneurs parmi les insectes, mais des seigneurs en voie d’extinction.
De ce temps où les géants étaient parmi les hommes, on retrouve aujourd’hui les ruines de Tiahuanaco, ancien port des Andes, les statues de l’île de Pâques, les
pyramides de l’Ancienne Egypte et les fameux lits de fer des géants de la Bible.
La pensée de Hörbiger trouva des résonances particulières dans les travaux d’autres auteurs, comme Lanz von Liebenfels et Helena Petrovna Blavatsky. Celle-ci avait
proposé une succession des évolutions des peuples, qui convenait tout à fait à la théorie de la Wel’ : elle évoquait tout d’abord l’existence de créatures éthérées, puis l’avènement
de civilisations du nord (hyperboréennes), du sud polaire (arctogéennes), de l’ouest (atlantéennes) et de l’est (lémuriennes), qui se fondirent, après la catastrophe, en un reliquat de race
supérieure, les Aryens.
Principes : l’envie, la possession, le désir charnel, la
puissance sexuelle, le désir de fortunes, l’appropriation.
Toute créature a profondément besoin d’assouvir ses pulsions propres, sa propre forme de bestialité. L’exposition à
cette brutalité exaltante suscite l’envie de se libérer soi-même des contraintes de la conscience pour laisser parler la bête sans aucune limite raisonnable. Cette réaction d’imitation est la
racine sur laquelle va se développer l’ensemble de la stalactite de l’Arbre de Mort. La nature est la plus forte !!!
Elément : Terre
Assouvissement : Bestialité, Sauvagerie
Enfer : Vive-Ephémère
Manifestation : La Ténèbre
2. La Cité du Mensonge, envers de Yesod :
Principes :
Réaliser le besoin des êtres, leurs vallons, leurs vides, c’est déjà vouloir le combler. C’est aussi bien valable avec
soi-même. Un besoin irrémédiable de recevoir la preuve d’amour, le geste d’amour qui nous manque pour nous sentir en harmonie avec l’autre. Tout est bon pour l’obtenir, en particulier le
mensonge. La consolation s’accomplie ici par la manipulation, la comédie destinée à combler l’autre de faux pour se combler soi-même de l’autre.
Faire du mal sans complexe, sans questions existentielles, sans le frein de la connaissance de l’autre, de la
conscience de sa souffrance... les douceurs de la détestation et de la vengeance, les douceurs du mépris de l’autre nous mènent à le réduire à rien en s’accaparant ce qui lui appartient, à
le piller, le spolier, l’écraser, l’évincer dans la course pour notre satisfaction.
Elément : Feu
Assouvissement : Haine, Impulsivité
Enfer : Froide-Rage
Manifestation : Ignorance
4 : La Cité Incestueuse des Plaisirs Interdits, envers de
Netzah :
Principes :
L’insatisfaction de nos désirs au sujet de l’être aimé, quelque soit la nature du lien qui nous lie, peut entraîner
une envie irrésistible de le tromper, de se refermer à son sujet pour gouter le plaisir de le blesser violemment dans son cœur et se venger ainsi de ce qu’il nous fait subir en nous refusant en
permanence ce qui « nous revient de droit ».
Elément : Feu
Assouvissement : Colère, Impulsivité
Enfer : Vive-Ephémère
Manifestation : Ignorance
5 : La Cité Assassine des Mille et Un Meurtres, envers de
Tiphereth :
Principes :
On ne peut supporter l’idée d’être trahie par l’être aimé, et l’on ne peut pas s’assurer que ce ne soit pas le cas, ne
pouvant l’enfermer. Il n’y a donc que deux possibilité : tuer la personne suspectée de nous voler notre aimé, ou tuer l’aimé lui-même.
Elément : Air
Assouvissement : Confusion, Doute
Enfer : Sourde-Terreur, Froide-Rage
Manifestation : Jalousie Mortelle
6 : La Cité Parricide des Cruautés Déshonorantes, envers de
Géburah :
Quelques éclaircissements sur la vie d'un Nephilim incarné...
N'oublions pas qu'un Nephilim n'est pas exempté de la vie sociale de son Simulacre. Bien sûr, il est facile de choisir de jouer un solitaire, à mi-chemin entre le SDF et l'ermite richissme
asocial, mais si nous nous penchions un peu plus sur les relations sociales que eux-mêmes peuvent avoir.
Le
SDF, par exemple, n'est que très, très rarement inconnu. Il dispose d'un quartier qui le connaît comme Le SDF de telle rue, d'une communauté de vagabonds et de pauvres comme lui, avec qui
il lui arrive de discuter autour d'un feu et d'une bouteille.
Peut-être connaît-il un bénévole d'une action d'abri des déshérités, ou un homme du
quartier qui l'emploie de temps à autres pour tondre son jardin contre un billet, un repas et une douche, ou un petit dealer qui l'a rossé la dernière fois qu'il l'a vu traîner dans son secteur,
ou une gamine qui, chaque fois qu'elle le voit, demande à sa mère une pièce à lui donner...
Même le moins sociable des hommes peut disposer de liens sociaux étendus. Peut-être a-t-il une famille qui l'attend,
qui l'a abandonné ou qu'il ne connaît pas encore, ou qu'il a refusée.
Imaginez l'intérêt rolistique de ce personnage : connu dans le quartier, sans pour autant en être un notable, qu'arriverait-il si on le voyait bien manger et équipé d'un collier
brillant (sa Stase)? Le flic du quartier viendrait-il à la soupçonner du cambriolage de la semaine dernière ou d'une attaque dans une impasse sur une vieille dame ? Fera-t-il le lien avec
l'opération lancée par les Nephilim sur le musée du patelin voisin ?
Allons plus loin : un Nephilim incarné dans une mère de famille nombreuse. Par manque de chance, le Pyrim fou de
colère incarné en elle ne peut pas cacher son AK-47 sous le lit ...
-Maman ! C'est mon cadeau d'anniversaire qui est sous le lit ?
- Ouais, un fusil en plastique...
... ne peut pas inviter n'importe qui à la maison ...
- Dis, Papa, c'est qui le monsieur qui vient dès que tu es parti et qui a les oreilles pointues
?
...et ne peut s'absenter très longtemps ...
-Allô, maman ? J'ai fini mes cours plus tôt. Tu peux venir me chercher ? C'est quoi le bruit derrière toi ? Tu regardes un film de guerre sans moi
?
Ah, satanée famille! Sans compter le devoir conjugual avec un conjoint pas obligatoirement béni par la nature, les
tracas du quotidien entre les couches du dernier et l'initiation à la sexualité de la trop précoce aînée, et le travail!...
Eh oui, pensons également à cela : tous les jours, se rendre au travail ...
-Euh, désolé, mais on devra repousser l'assaut contre les Templiers, j'ai une réunion super importante à 18h avec mon patron...
... supporter les collègues ...
-Il faut que je me contrôle, sinon ce petit con qui me harcèle va se prendre une paume pyrétique là où je
pense...
... et encaisser la fatigue ...
-Tout ce que je veux, c'est dormir. Alors, l'étude du focus, elle attendra...
Tout cela pour quoi, me direz-vous ? Eh bien, tout d'abord, pour du réalisme. Les Simulacres restent "actifs" pour ne pas attirer l'attention des Arcanes Mineurs. La mère de famille qui
disparaît est non seulement recherchée par la police, mais en plus par les Arcanes mineurs si on s'aperçoit qu'elle a brûlé au 3ème degré un collègue aux mains trop baladeuses. Deuxièmement,
c'est une source de richesse que de continuer à travailler.
Comment paierez-vous le lance-roquette nécessaire pour exploser le coffre-fort du repaire des Templiers sans argent ?
Au lieu d'une dette envers l'Empereur, ne vaut-il pas mieux gagner ses sous soi-même ?
Troisièmement, c'est une source potentielle de renseignements : l'ami qui travaille dans les assurances pourra vous confier des secrets ...
-Tu sais que Dexon & Co vient de s'équiper du dernier cri en matière de système de sécurité
?
... le beau-père retraité de la police vous donner des renseignements utiles ...
-Nous, on n'aimait pas descendre dans les égouts. Si un tueur y avait balancé son arme, on aurait préféré le laisser en liberté plutôt que d'y descendre...
... ou même le petit gamin aux cours élémentaires vous faire part des derniers ragots
-Il paraît que le père d'Alexandre cache une épée très ancienne dans le fond de son
armoire...
Enfin, dernièrement, il est possible de s'attendrir. Même un membre de la Maison-Dieu peut finir par s'attacher à ces braves petits incultes que sont les humains, à se surprendre à
enlacer la femme de son simulacre, à faire sauter le fils de son simulacre sur ses genoux, voire à céder aux avances de la collègue de son Simulacre...
Bref, à ne faire plus qu'un avec l'existence sociale de son Simulacre.
Certes, l'existence sociale est un cauchemar, mais ne sous-estimez jamais les avantages qu'il peut y avoir à
maintenir la plus parfaite des couvertures. Après tout, aucun Nephilim ne peut-il espérer un jour avoir une famille, au moins pour un temps ?
Je vais tenter de présenter ici quelques éclaircissements sur le
phénomène du Shouït ou passage en Ombre. Ceux qui ont lu le premier article sur le sujet n'ont rien à craindre, il ne s'agit pas d'un radotage mais bien d'une extension du système. Certains faits
m'ont fait prendre conscience que de nombreux joueurs ne considèrent pas le phénomène du Shouït comme aussi tragique qu'il l'est.
Alors, reprenons l'histoire de l'Ombre. C'est un phénomène particulier qui intervient lorsque le chevauchement, l'adéquation, entre le Pentacle du Nephilim et l'épine solaire de son
Simulacre montre des failles.
Par la vision-Ka, ce phénomène s'observe sous une forme caractéristique : habituellement, un Simulacre s'identifie par
le Pentacle du Nephilim, son Epine Solaire étant complètement dissimulée "derrière" le Pentacle ; lors d'un "réveil solaire", c'est-à-dire d'une menace de Shouït; le Pentacle est auréolé d'une
vague émanation de Ka-Soleil, similaire à celle que l'on peut apercevoir lors d'une éclipse solaire incomplète. C'est le phénomène de "couronne solaire".
Le
phénomène de la couronne solaire apparaît suite à une mauvaise communication entre le Pentacle et l'Epine Solaire, qui est alors légèrement libérée de l'emprise élémentaire, ce qui suffit à lui
faire tenter une évasion désespérée de ce carcan.
C'est alors que la puissance de l'épine solaire entre en jeu. Si l'Epine Solaire est assez développée, elle peut
écarter le Pentacle et prendre le dessus, rompant temporairement les liens qui l'unissent au Pentacle. C'est pour cette raison que le Simulacre ne garde aucun souvenir de l'activité du Nephilim,
sauf par quelques rituels secrets de l'Arcane du Pendu.
Une
fois inversés, l'Epine Solaire et le Pentacle sont incapables de communiquer, sauf par des intermédiaires très limités (notamment le rêve pour un Onirim). Néanmoins, le Pentacle n'en est pas pour
autant préservé : il reste vulnérable à la présence de l'Orichalque et accessible aux énergies magiques.
Il est même possible qu'un phénomène magique particulier lui permette de reprendre le dessus : c'est le cas du gain
d'un niveau de Ka-dominant ou de la perte d'un niveau de Ka-dominant. Par contre, d'autres phénomènes magiques ne permettent pas ce retour du Pentacle au premier plan : Draconisation,
Malédiction, Enkhaïbatement ou Narcose ne mènent à aucun réveil du Pentacle.
Il faut un
phénomène particulièrement violent pour faire revenir le Pentacle, le plus violent d'entre eux étant la désincarnation d'une Fulgurance.
Cela fait du passage en Ombre un véritable fléau : un Simulacre en présence d'Orichalque ou de Lune Noire pourra
passer beaucoup de temps dans cette atmosphère sans s'apercevoir de la souffrance du Nephilim (dont il ne soupçonnera même pas l'existence dans la plupart des cas).
Beaucoup de compagnons de Nephilim en Ombre ont cherché des solutions pour les sortir de cet état sans leur causer la
moindre douleur magique. Le plus facile est d'opérer, non pas sur le Pentacle, mais sur le Ka-Soleil. En le réduisant d'un niveau, il devient possible de créer une ouverture pour permettre au
Nephilim de s'imposer de nouveau.
Les cauchemars, l'Assouvissement, la torture, la Qiyas ou certaines créatures de Kabbale peuvent permettre de créer cette ouverture, mais c'est généralement
un travail long et qui risque d'affliger longuement le Ka-Soleil du Simulacre, dont la mémoire de ce phénomène risque d'être intact. De plus, le travail du Ka-Soleil avec l'aide de la Lune Noire
n'affranchit pas le Pentacle des risques de Malédiction.
En cas de
succès, l'Epine Solaire s'étiole pour sembler recouverte par le Pentacle en Vision-Ka. C'est le phénomène de "l'éclipse de l'être" ou de l'éclipse du Moi. Le pentacle renoue ses connexions avec
l'Epine Solaire sous contrôle, au moins jusqu'au prochain phénomène de Shouït.
Les Initiés des
Arcanes Mineurs ont bien vite compris les rouages de ce mécanisme, d'où la création d'ordres chargés de défendre les leurs -et les Simulacres utiles- contre la "possession" des Nephilim. Les
exorcistes ne sont que les plus connus de ces chasseurs, mais on connaît d'autres phénomènes. Certains sont spécialisés dans la chasse aux "dédoublements monstrueux", qu'on associe à la
lycanthropie.
En fait, il s'agit de traquer un Effet-Dragon né de la Draconisation d'un Pentacle en Shouït. L'Effet-Dragon, par instinct, reste à proximité de l'être
qui l'a fait naître, mais est incapable de le repérer, le Pentacle étant caché derrière l'épine solaire du simulacre en raison du Shouït. Les exorcistes sont parvenus à catégoriser les Nephilim
en Ombre à partir de leurs manifestations oniriques.
En effet, même si le Nephilim ne s'investit pas dans les rêves de son Simulacre, il est clair qu'il influence ceux-ci
par son identité et sa personnalité:
- Un Eolim rendra fréquent les rêves de grands espaces ou de chute dans le vide, avec des
risques de causer des apnées du sommeil.
- Un Hydrim
causera des rêves de pluie, de grandes cascades, ce qui a plus d'une fois causé des problèmes d'incontinence nocturne chez les plus jeunes.
- Un Pyrim
influencera les rêves vers les grandes chaleurs balnéaires, créant des pics de température pouvant devenir dangereux.
- Un Onirim
donnera aux rêves de grandes ouvertures sur l'inconscient refoulé, notamment ce que la psychanalyse a appelé les pulsions de vie (ou Eros) à la source de songes érotiques.
- Un Faerim associera aux rêves de sensations de finitude et de sécurité, débouchant sur des paralysies temporaires au
réveil
- Un Nephilim contaminé par la Lune Noire donnera des nuances morbides et tragiques aux rêves précédemment cités, en
instillant des pulsions de mort (ou Thanatos) qui donneront des cauchemars.
- Un
Nephilim contaminé par le Khaïba créera des rêves délirants, dont le fond sera toujours malsain, faisant surgir des pulsions condamnables et des troubles profonds du sommeil.
- Un Nephilim contaminé par la Narcose influencera les rêves en les rendant presque pénibles et longs, ce qui se
répercutera sur le cerveau, ce qui entraînera des phases de sommeil non reposantes.
Seuls les Nephilim les plus compétents (et surtout les Onirim) sont capables de transmettre un message clair, voire de se faire connaître à leur Simulacre. Cela peut leur permettre notamment de
leur demander de partir d'un endroit contaminé, mais cela peut mener aussi un Simulacre terrifié à aller chercher le secours d'Arcanes Mineurs.
Un petit moment privilégié pour vous présenter le personnage de mon ami -rédacteur invétéré du blog- dans la Chronique Mnémos, retraçant l'Histoire Invisible depuis
la Chute.
Un Selenim rentré dans la légende que j'ai l'immense privilège de
masteriser: Anubis, le Psychopompe!!!
Lié à l'énigme du Rituel d'Abra-Melin, souvent confondu avec le Chien de Sirius, il est l'objet des recherches des Templiers pour la réalisation du Grand Plan, car le Chien
de Sirius a vaincu Tubalcaan, et le combat des chefs doit, d'après eux, se tenir à nouveau...
Anubis, quant à lui, demeure occulté dans l'ombre de l'Eglise Reptilienne d'Apep auprès de Typhon-Seth, de la Chapelle
des Mystères d'Hécate...
Qu'adviendra-t-il? Voici les origines de l'énigme, tout de suite en images...
Dans
cet article, je tente aujourd'hui de régler un problème particulièrement pesant pour les Immortels vivant depuis plusieurs siècles et ayant traversé les âges les armes à la main.
Pendant des années par incarnation, certains Immortels se sont
durement entraînés au maniement des armes, jusqu'à en devenir des experts, mais, après un retour en stase, un exil ou un séjour en narcose ou dans les méandres du khaïba, ils se sont retrouvés
désarçonnés face aux nouvelles technologies de l'armement.
Prenons pour exemple un Nephilim qui s'est entraîné dans les rangs des spartiates peu avant la Bataille des
Thermopyles. Il est devenu expert dans le maniement d'une lance de frêne à pointe de fer en forme de feuille de saule, d'une épée courte de moins de 60 centimètres et d'un bouclier massif et rond
couvrant une bonne partie de son corps. En termes de règles, il dispose seulement de quelques dés dans la compétence Armes de mêlée.
Suite à une désincarnation, il se retrouve à la
Renaissance et se retrouve obligé de manier une épée à deux mains de lansquenets ou un écu et une masse d'armes... Quid de ses compétences ?
Le plus simple serait de s'attacher aux règles, et c'est d'ailleurs ce qui est conseillé à tout MJ ne souhaitant pas
s'apesantir sur de telles considérations : ce personnage à 4D en Armes de mêlée ? il a donc 4D de compétence pour manier la lance comme l'épée à deux mains, comme il le ferait en maniant un
katana, un kukri ou un fléau d'armes.
Néanmoins, les adeptes des arts de la guerre ou ceux qui s'attachent au réalisme de l'effet Mnémos seront réticents face à ceci. Mais c'est un travail qui demande un
certain nombre de recherches et de considérations historiques avec le MJ. Voilà ce qui pourrait donc se passer :
L'épée courte reste une épée, dans son maniement, sa répartition, ses opportunités... ce qui permet de passer de l'épée courte à l'épée à deux mains en travaillant juste sur le changement
d'échelle de portée et de puissance.
On se contentera d'un malus de -5 au maniement de cette nouvelle arme jusqu'à ce que le joueur obtienne un succès critique, ce qui lui permettra non seulement d'avancer dans cette compétence,
mais qui validera aussi sa compréhension de l'arme. Il pourra alors dire adieu au malus.
Il en est de même pour la masse d'armes. Elle n'a aucun lien avec la lance ni avec l'épée courte. Néanmoins, sa taille
la rapproche de l'épée courte, mais son maniement est bien différents, ce qui vaudra un malus de -10, de même, jusqu'au prochain coup d'éclat.
Le malus peut varier jusqu'à un maximum de -20, qui serait la différence entre un marteau d'hast et un kukri. Cela explique également la difficulté qu'ont
connu les Immortels à manier les armes à feu (pour ceux n'ayant pas connu la fustibale). Pour les puristes, il est également possible d'appliquer ce système de malus pour les armes à feu : on ne
manie pas un Colt Python comme un Uzi ou un Desert Eagle.
Enfin, ces règles permettent de fidéliser un Immortel à une arme. Combien de fois a-t-on remarqué un Immortel à son profond attachement pour une arme obsolète ? On
comprend mieux pourquoi, au XXème siècle, certains Immortels préfèrent se battre avec une arbalète et un sabre plutôt qu'avec un AK-47 et un taser : plus de facilité, et un attachement à des
souvenirs qui, rappelons-le, sont d'excellents remèdes contre le Silence Fuligineux.
Voici
une petite vidéo introductive à l'Incarnation "L'Egypte d'Akhenaton, le Pharaon Hérétique", dans le Cycle des Compacts Secrets. Elle présente quelques PNJ que vous pourriez
utiliser messieurs les MJ, pour agrémenter un Effet-Mnémos avec une ambiance de courtisans dévoyés et de complot, où les heures chaudes qui préparèrent la guerre contre Tubalcaan et le Temple
de la Vie.
Rappelons-le, cette guerre eu lieu après la désincarnation d'Akhénaton, et non durant son règne. En ce temps là, c'était Horemheb, alors autoproclamé Pharaon avec l'assentiment du Théurge
Irysos des Mystères d'Osiris, qui régnait sur la Haute-Egypte, alors que le Bas-Royaume était aux mains de Tubalcaan, lui aussi autoproclamé Pharaon.
Mais prenons donc le temps de nous pencher sur cette cour d'Akhet-Aton, des plus intriguantes...
Ô maudits soient mes frères des Ethers! Qu'aurais-je à dire donc d'eux losqu'on m'en demandera témoignage?
Je suis cerné par des êtres inconscients! Bien que trainant leurs pentacles depuis des milliers d'années, ils sont
toujours aussi cupides qu'au temps d'Atlantys, ils sont aussi toujours aussi immatures. Il y a des hommes plus sages que des Immortels. Il y a des Immortels plus bêtes que des enfants qui n'ont
pas encore atteint l'age de raison pour discerner le bien du mal, ce qui est important et ce qui est puéril...
Nous venons de débarquer à Lemnos, et nous essuyons déjà de lourdes pertes. Nous allons bientôt découvrir l'expansion
des troupes implantées sur l'île, et le fait de parvenir à établir un bastion qui leur résiste est des plus incertain. Les Podarcides ont tout prévu, et ils connaissent le terrain bien mieux que
nous. Troie est encore loin. Son approche est des plus incertaines. Notre survie ici n'est même pas encore assurée, notre nombre a décru de façon terrifiante lors du débarquement. Qu'en sera-t-il
lorsqu'il s'agira d'atteindre les rives d'Anatolie?
Je suis dans cette
guerre, comme je fus de bien des guerres avant celle-ci, et je me souviens d'autres guerres fratricides et fracassantes: les Guerres Elémentaires...
Déjà le pouvoir était notre raison d'agir. Mais aujourd'hui, pour moi, il ne s'agit pas de me battre pour que mon camp
gouverne. Non, je n'en ai que faire. Il s'agit de se battre pour sauver Hélène. Je n'ai que faire de Poséidon, ou du Roi de l'Orage. Je n'ai que faire des grecs ou des orientaux. Je n'ai même que
faire de la Lame du Pape. Puisse-t-elle disparaître à jamais!
Non, si je me bats, c'est pour Hermès et mes frères de la Compagnie Hermétique. Je me bats pour que nous sauvions nos secrets de ces arrivistes de l'Aïon qui ne cherchent que
la puissance, et nous exposent à terme à périr sous les coups des mystes trop bien informés sur nous par toutes nos prouesses sur le champ de bataille...
Hélène. On dit qu'elle a ouvert une porte vers Meborach, un des Mondes de la Kabbalah de Melchisedeck. De plus, elle
dispose des savoirs les plus secrets et les plus prisés d'Hermès en matière d'Alkaest...
La meilleure d'entre nous tous. Même Asclépios et Dorendriel en font une éloge qui jamais ne se
tarie.
Il est hors de question que Poséidon parvienne à ses fins, ou que ses alliés d'aujourd'hui profitent même à ses dépend
d'une once des connaissance de ma soeur Nephilim. Pas plus que le Roi de l'Orage. Puissent-ils tous périr plutôt que d'utiliser notre soeur comme outil de pouvoirs occultes et de domination. Le
savoir ne concerne que les humbles qui cheminent vers la Sapience authentique, celle qui doit mener à notre Rédemption.
Mon fer sera dur contre les troyens, mais ma langue sera acérrée et ma voix grondante contre tous mes frères, car ils m'ont obligé à porter le glaive une
fois de plus, et ce à cause de leur folie. Cet Aïon ne tiendra plus longtemps maintenant. Où irais-je lorsque la Grèce entière sera la proie des l'Epée? Que ferais-je maintenant que les Arcanes
rallient les nôtres dans leurs illusoires alliances, derrière des artefacts incommensurablement puissants et convoités jusqu'à l'anéantissement de son propre camp?
Nous plongeons dans l'Hermétisme. Ce temps sera le notre. Je joindrais mes efforts à ceux qui cacheront le savoir et
les objets de convoitise. Non, notre race est trop stupide pour qu'on la laisse agir à sa guise.
Chère Wisteria, tes éloges me vont droit au coeur.
Je comprends néanmoins que tu te sentes actuellement perdue, notamment à l'époque où tu t'es incarnée, c'est-à-dire dans cette Antiquité grecque qui ne présente encore aucune structure solide des
Arcanes.
Chiron lui-même n'a pas encore, à cette époque, quitté le giron de l'Arcane du Pape pour se consacrer à traîter son
Khaïba résiduel et devenir un Maître de la Vie. De plus, les Hospices de la Tempérance sont encore assez rares et doivent encore composer sérieusement avec les Mystères.
Pour autant, ta cause n'est pas perdue, car il existe plusieurs façons de suivre l'exemple de Chiron avant même qu'il
ne crée sa Confrérie Coaxiale.
Il y a plusieurs solutions pour toi que je te présente humblement
:
*En
explorant plus profondément les voies de l'Arcane de la Lune et en participant à sa construction, tu pourrais obtenir le rang de Dos (jeune arbre), l'équivalent de
l'Adopté, pour devenir ensuite un membre de la Vènerie des Sages. Cette division de l'Arcane elle-même se divise en petite faction dont les Hospitaliers sont à la pointe de la
médecine vétérinaire.
Néanmoins, leur rapport avec le Souffle n'est pas direct et ne se considère qu'au travers des études médicales sur des
animaux et sur des Zoomorphes.
*Toujours dans l'Arcane de la Lune, et en
particulier en temps de vacance du pouvoir princier, il pourrait être bon pour toi de demander audience auprès d'un personnage étrange de l'administration de l'Arcane : Lixian,
celui qu'on connaît ailleurs sous le nom de Roi Singe.
En tant que patriarche de la Lune, il connaît beaucoup de chose sur la zoomorphie, mais en tant que Shen, dispose
également d'un rapport privilégié et respectueux envers les Dra-Ka-On, en hommage au souffle de Kunlun. De plus, le Sage (comme on l'appelle) est un profond défenseur de la
zoomorphie tout autour du monde et un être exceptionnel, dont il peut être bon de se faire un allié.
*La Voie de la Force ne t'est pas vraiment fermée, il faut juste étudier son orientation à travers ta personnalité. N'oublions pas que la Force ne veut pas rimer
avec destruction, mais combat contre les "irrégularités".
Je te l'accorde, il s'agit aussi pour eux de pousser les Zoomorphes à s'incarner de nouveau dans des humains... Mais
il s'agit aussi pour eux de fonder par la suite des espions du Souffle et des phénomènes magiques "irréguliers".
Pour cela, il existera, du temps de Ganesha, deux constellations qui peuvent t'attirer : les Drakadors et les Khamsins. Ce dernier t'étant presque à coup sûr
fermé, disons que l'entrée chez les Drakadors te permettra sûrement de devenir un Rôdeur Séculaire, c'est-à-dire un dracomaque indépendant, observant le Souffle et agissant là où il le
sent devenir dangereux ; ou te permettra d'entrer dans une Discrète Forteresse pour devenir l'administratrice d'une base de surveillance du Souffle.
Et cela peut également par la suite te permettre d'entrer au sein de la Constellation de la Confrérie Coaxiale de
Chiron.
*Du
côté de la Tempérance, il est tout à fait possible de s'ouvrir une voie vers la réalisation de tes principes en oeuvrant chez Cousins, l'une des sections choisie par l'Adopté devenu
Guérisseur.
Les cousins s'attachent à la protection de la faune et de la flore, et donc des zoomorphes et d'une partie des
effets-Dragons. Cette section pourrait donc te servir d'agréable tremplin pour rejoindre la Confrérie Coaxiale de Chiron.
*Enfin, il est
toujours possible pour toi de créer ta propre société secrète, alliant tes divers talents. Même si la zoomorphie et la gestion du Souffle sont bien souvent le fait du Culte du Dragon, il est
possible d'en créer une branche, mais de couper tout lien avec ce culte qui peut parfois trop déborder vers la Voie du Dévoreur.
Tu pourrais également créer une Vènerie de l'Arcane de la Lune entièrement dévouée à la protection d'un Omphalos, ce
qui lierait tes recherches sur la zoomorphie et ta tâche de gardienne d'Omphalos.
Voici quelques suggestions pour ton avenir.
Elles ne sont que quelques solutions qui s'affineront selon tes options et tes opinions. Sache néanmoins que la
Confrérie Coaxiale ne verra le jour que tardivement (haut moyen-âge, selon toute vraisemblance), ce qui te donne du temps pour te créer une réputation pour t'imposer comme un allié de choix pour
Chiron.
Après tout, sa position d'Adamantin lui permettrait sûrement de te faire accepter dans sa Constellation sans passer par les étapes préparatoires, si ce n'est l'épreuve des
Kandjars.
N'oublions pas que ceux qui ont créé les règles de la vie immortelle sont les premiers à les avoir contourné par leur
puissance...
Comme les
humains, les Immortels se posent de nombreuses questions : d'où viennent-ils ? Où vont-ils ? De qui sont-ils les jouets ? Est-ce que tout ce qu'on leur a raconté est bien réel ? Qu'est-ce que le
réel ? Qu'est-ce qu'on nous cache?
...
En réalité, l'Immortel est loin d'être différent de l'humain, si ce n'est qu'il n'a pas la même perception du temps : pour bien des Immortels, une année égale ce qu'un humain percevrait comme un
mois en terme de perte de temps.
L'humain perd toujours beaucoup de temps, car il est obsédé par
sa propre finitude et par le fait que telle ou telle action peut mettre son existence en danger. L'Immortel, lui, sait qu'aucune mort ne l'attend au bout d'un nombre fixe d'années et peut se
permettre de perdre un Simulacre pour sauver son existence. Certains y verraient de la froideur, d'autres un simple pragmatisme qui n'a rien de surprenant.
Mais, plus que l'humain, le Nephilim est sujet à
l'introspection : il peut passer des heures à se concentrer sur lui-même, et donc à construire sa pensée, ses désirs et ses buts. Au bout de cela, il crée ce que l'on pourrait appeler sa Quête
personnelle, c'est-à-dire la réalisation de lui-même dans son existence. C'est en quelque sorte l'Agartha, ou quelque chose qui s'en rapproche.
Qu'est-ce que cette Quête personnelle ? En réalité, il
n'y a pas un chemin, mais une multitude de chemins, qui mènent à cette réalisation personnelle. Il faut que l'Immortel comprenne ce qui fait son unicité : un désir, une pulsion, une haine, un
amour, une spécialité, un don, une obsession... Dès qu'il a trouvé ce qui le rend unique, ce qui fait que son esprit n'est pas présent chez un autre, il doit le cultiver et tenter de le faire
aboutir.
Pour faire mûrir son projet, les voies sont multiples et dépendent beaucoup du caractère de
l'immortel, qu'il s'agisse d'une inflexion due à un mutable, à un Elément, à un Enfer, à une folie ou à une Blessure. Et cette inflexion, en changeant, peut altérer également la façon
d'appréhender la Quête...
Prenons exemple de trois personnages (les miens, excusez-moi) : Jiddim, Matthias Domitien et Anubis.
Tous les trois ont perdu une Fulgurance, ou presque, dans les affres des guerres.
Jiddim cherche à retrouver sa Fulgurance, une guérisseuse
irlandaise à l'époque antique, mais celle-ci est sous surveillance du Temple. En tant que Faërim humide, Jiddim est un homme particulièrement axé sur la communauté, les accords, l'équilibre des
dettes de chacun...
En servant les autres, et en particulier la Maison-Dieu, il fait en sorte que ses alliés lui soient redevables de manière à venir l'aider au moment venu, pour rembouser leurs dettes.
Matthias Domitien a retrouvé le simulacre de son épouse pendu (alors qu'elle
portait son enfant) par ses amis de la Maison-Dieu. Matthias est un Ar-Kaïm du gémeau particulièrement mystique et un peu schizophrène. Sa tactique est de jouer un double-jeu. Il fait désormais
le jeu de la Maison-Dieu en espérant un jour la faire exploser de l'intérieur pour faire payer à l'Arcane ce qu'il a enduré.
Anubis a dû sacrifier sa charmante et féline compagne Bast lors
de la bataille contre Tubalcaan. Au rythme de la Spirale de ses Enfers, il tente de se raccrocher aux souvenirs de ce passé intense, tue de façon rageuse ceux qui soutiennent le Temple de la Vie,
se concentre sur ses tâches de Dieu des Morts, ou se consacre à communiquer le savoir qu'il détient sur l'Hadès et la Lune Noire.
Ainsi, la réaction de chacun face à la même situation (ou presque) dépend essentiellement de la personnalité de l'Immortel.
Sur un même sujet, il y a plusieurs façons
de réagir: un Immortel qui se pencherait sur l'état de Narcose pourrait vouloir discuter avec l'une d'elle, repérer toutes les narcoses d'une région, étudier le phénomène de Chakra qui mène à la
Narcose, trouver un remède à la Narcose, tirer un Nephilim d'une Narcose, entrer au service de la Tempérance, tester la résistance magique d'une Narcose, répertorier les manifestations d'une
Narcose, tenter de transformer une Narcose en un outil magique, protéger une Narcose...
Tout dépend de la vision qu'un Immortel peut avoir de sa passion ou de son don.
Celui qui réalise ce pour quoi il a un don se réalise lui-même.
Nous arrivons au terme de notre exploration de l'Arcane de la Force.
En effet, il demeure une faction très secrète dans l'Arcane de la Force, qui
relève davantage des Compagnies que des Constellations. Il s'agit du Conclave du Lion Chrysopéen, un organe de surveillance interne aux règles drastiques et aux enseignements
qui se veulent particulièrement fidèles aux rêves de Merlin.
A la tête de ce rassemblement, on trouve un collège de sept
Enchanteurs des Compagnies, dont on sait qu'au moins trois sont des anciens Chevaliers de la Table Ronde. Etant donné leur implication dans les Compagnies, ces sept
Enchanteurs sont peu impliqués dans les Constellations, atteignant au mieux le rang d'Eveillé Lustral.
Bien évidemment, tous ceux qui passent au service du Conclave du Lion
Chrysopéen doivent savoir qu'aucun Adamantin ne leur permettra de grimper dans les échelons des Etoiles combattantes, même dans la Confrérie Coaxiale de Chiron.
Le Conclave du Lion Chrysopéen ne se limite pas à ces sept Enchanteurs, mais emploie de nombreux agents, présents dans toutes les Compagnies et dans toutes les Etoiles
combattantes, même si la Cathaïra reste un noyau dur et difficile à infiltrer, en raison de la grande solidarité de ses membres.
Les Khamsins sont particulièrement présents auprès du Conclave du Lion Chrysopéen, car ils ont l'âme de grandes espions. Il est nécessaire,
pour être membre de ce groupe, de faire preuve d'une dévotion sans faille, d'un silence d'or sur les discussions et même sur l'existence du Conclave du Lion Chrysopéen, et de ne pas
manquer ses réunions, ce qui pourrait entraîner des procédures de vérifications de la fidélité de l'agent.
Le but du Conclave du Lion Chrysopéen est de tout surveiller de l'Arcane de la Force, autant ses relations extérieures que la fidélité de ses
Adoptés aux enseignements de Merlin et de la onzième Lame.
Il s'agit d'une sorte d'Inquisition dotée d'un extraordinaire maillage de relations, de contacts et d'informateurs, répartis dans toute l'Arcane, mais aussi dans les autres Arcanes majeurs,
mineurs et autres sociétés secrètes, les Selenim n'étant pas épargnés.
On raconte qu'aucun Khaïba ne saurait bouger sans que le Conclave du Lion Chrysopéenn'en soit
aussitôt prévenu.
Néanmoins, la menace que représente potentiellement le Conclave du Lion
Chrysopéen fait ombrage aux Adamantins, qui plus d'une fois ont demandé à Ganesha de dissoudre ce groupement.
Mais Ganesha semble tolérer ce groupe d'éminences grises, en particulier parce que les sept Enchanteurs sont tous aussi puissants que lui, et qu'ils pourraient lui ravir le trône de
l'Arcane sans réelle difficulté.
Mais le statu quo est respecté depuis des siècles, Ganesha ayant obtenu le contrôle public de l'Arcane contre l'impunité des sept
Enchanteurs. Néanmoins, si Merlin devait reparaître, il faudra craindre un vaste chaos dans cette relation politique plus qu'instable.
D'ailleurs, les sept Enchanteurs, loin de respecter - en dehors du politiquement correct - la suprématie de Ganesha, cherchent ardemment à en découvrir la véritable identité et l'origine
de ses liens avec Merlin.
De plus, depuis le Conclave de l'An 2000, certains d'entre eux poussent
les Compagnies à manifester plus fortement leurs désirs de former un Arcane Majeur uni et d'abolir le système bipolaire de la Force, qui révèle trop de failles. Si l'Arcane de la Force
devait un jour éclater, nul doute que le Conclave du Lion Chrysopéen aura joué le rôle d'explosif à retardement.
Il existe une autre occasion de rassemblement des
Compagnies : le Consortium Suprême. Celui-ci a lieu tous les 50 ans en moyenne, pour tester la vitesse d'action et de réunion des Compagnies, dans un projet de lutte
généralisée. Cet entraînement met en scène une situation donnée et appelle à une réaction rapide, puissante et groupée.
Néanmoins, il s'agit uniquement d'un entraînement, et aucune réunion d'urgence du Consortium Suprême n'a eu lieu depuis la guerre contre le Dragon. Mais le Prince Ganesha se doute
bien que, tôt ou tard, l'Apocalypse approchant, le Consortium Suprême se réunira pour agir.
Il est très rare que des Adoptés de l'Arcane de la Force prennent conscience de la véritable structure des Constellations et donc de ce qu'on appelle
chez les Adamantins le Quadrivium. Et, comme son nom l'indique, le Quadrivium présente quatre Constellations, dont la dernière et la moins connue est la
ConstellationRegulus, que nous allons présenter ici.
La ConstellationRegulus est d'ailleurs si secrète qu'il est rare de voir un Adopté de la Force en mesure de donner des informations sur
celle-ci avant d'avoir atteint le statut de Régent, et encore. D'ailleurs, la seule et unique Etoile combattante de la Constellation Regulus, la Confrérie Coaxiale de
Chiron, est plus facile à atteindre en passant par les rouages de l'Arcane de la Tempérance que par ceux de l'Arcane de la Force.
La Confrérie Coaxiale de Chiron fut fondée par le
célèbre centaure, qui chercha longtemps sa voie dans les Arcanes, mais la trouva dans un étrange équilibre entre la chasse et la médecine, entre l'Arcane de la Force et l'Arcane de la
Tempérance.
Profondément
marqué par le khaïba qui l'avait rongé par le passé, mais aussi par le passage de plusieurs amis en narcose, Chiron se trouva fort intéressé par l'utilisation des voies conjointes des deux
arcanes, dans le but de trouver dans la médecine de la Tempérance et dans la science de la Force les remèdes à tous les maux des Immortels. Ainsi fut fondée la Confrérie Coaxiale de
Chiron, et l'équilibre de ses membres demeure un objectif primordial encore aujourd'hui.
La Confrérie Coaxiale de Chiron est placée sous le contrôle d'un vénérable Maître de la Vie de la Tempérance ayant passé au moins quatre fois son Consortium, et d'un
Adamantin de la Force ayant montré de grandes capacités dans les domaines variés des autres Etoiles Combattantes (notamment la Cathaïra ou les Disciples de
Rebis).
Le recrutement des membres est limité par le secret qui rôde autour de la ConstellationRegulus, mais la Confrérie Coaxiale de Chiron préfère recruter les Adoptés ayant eu vent de leurs opérations plutôt que de nier l'existence de leur
groupe.
Néanmoins, il ne faut pas en faire une habitude, car, par respect pour l'équilibre de la confrérie, chaque
Adopté recruté dans un arcane demande un recrutement dans l'autre, de façon à disposer toujours de 50% de membres de la Tempérance et de 50% de membres de la Force, avec la plus parfaite
égalité.
La Force recrute avec une
grande précision ses membres, et les suit depuis leurs débuts dans l'arcane, notamment via les cérémonies de mortification, une coutume ancestrale très répandue dans la Cathaïra, les
Compagnies et les Forges consistant à effectuer des confessions publiques et des autoflagellations dans le but d'éloigner le khaïba et de prouver sa foi dans les valeurs de l'Arcane
de la Force.
Une fois choisis, les nouveaux Confrères peuvent choisir de continuer leur vie dans l'Arcane de la Force, mais
uniquement dans les Compagnies, ou de disparaître totalement des rangs de l'Arcane pour s'enfermer dans les laboratoires de la Constellation Regulus.
C'est alors que les Confrères découvrent les raisons du secret de la Confrérie Coaxiale
de Chiron : pour trouver un remède, il est nécessaire de tester les remèdes sur des cobayes, et donc des Immortels. Beaucoup d'entre eux sont des anonymes, enlevés dès leur réveil voire
réveillés à partir de leur stase pour servir directement de cobayes.
D'autres sont des membres de l'arcane de la Force ou de la Tempérance un peu trop bavards et ayant mis en danger le
secret de la Confrérie, qui se sait destinée à disparaître si la Justice vient à être alertée de ses agissements. Par le passé, les cobayes étaient systématiquement tués dès qu'ils étaient
devenus impropres aux expériences. Aujourd'hui, les Confrères en relâchent parfois, ce qui a donné lieu aux allégations sur les enlèvements extraterrestres.
L'essentiel de la recherche de la Confrérie Coaxiale de Chiron réside dans la lutte contre la déchéance : les
Confrères cherchent à rétablir la nature des Kaïm en étudiant l'impact de l'orichalque sur le pentacle, mais également les interactions entre le khaïba et l'orichalque sur les Ka-éléments.
Evidemment, les cobayes en souffrent, mais les Confrères se rassurent en les considérant comme des martyrs de la science.
D'autres groupes de travail étudient dans les mêmes conditions la Lune noire, les effets-Dragons, les créatures de
Kabbale, la Narcose, les homoncules...
Les autorités de l'Arcane de la Force, et Ganesha en premier, estiment que la Confrérie Coaxiale de Chiron est
la force maîtresse de l'arcane et ce qui représente l'avenir, car seule cette collaboration est susceptible de trouver le remède à la Chute.
Voici la seconde Etoile combattante de la Constellation Fomalhaut.
*L'Ordalie Héliologue est l'Etoile combattante la plus mystique de l'Arcane de la Force, mais sa
philosophie est simple : le Sentier d'Or fut une folie, car les Nephilim doivent apprendre à ne compter que sur leurs Ka-éléments, comme les humains ne doivent pas chercher à contrôler les
Ka-éléments des Nephilim.
Pour les Ordaliens, le
simulacre est un instrument de survie, pas un moyen d'accéder à l'Agartha, et ce serait folie que d'offrir aux humains la maîtrise des Ka-éléments. Dans cette optique, ils se sont
particulièrement rapprochés de l'Arcane de la Maison-Dieu, avec qui ils travaillent de concert dans la lutte contre l'utilisation d'artefacts élémentaires par les sociétés secrètes, contre
l'emprisonnement par des humains de stases ou d'homoncules, et pour la libération de Nephilim tombés en ombre ou en narcose.
Il arrive également que les Ordaliens affrontent des Selenim voulant utiliser des Ka-éléments, car la Lune
noire n'est pour eux qu'une perversion qui prive dès lors les Selenim de leurs droits sur la manipulation d'énergies élémentaires.
Il est très fréquent que les
Ordaliens aient connu une incarnation précédente lors des Guerres Elémentaires, et certains d'entre eux sont encore des Basaltiques. Néanmoins, tout Adopté partageant le point de
vue des Ordaliens est le bien venu dans les rangs de l'Ordalie Héliologue.
L'alliance avec l'Arcane de la Maison-Dieu reste tout de même limitée pour les Ordaliens : fiers de leur
nature, ils s'efforcent en permance d'ignorer le "boulet" corporel du simulacre, rejetant les pensées venant du simulacre, s'appliquant à passer beaucoup de temps en vision-Ka, désoccultant le
plus possible leurs métamorphes, négligeant leur simulacre et se refusant à masquer l'étendue de leurs sciences occultes (sans néanmoins les utiliser sans but).
Cela a valu à l'Ordalie Héliologue de nombreux ennuis avec l'Arcane de la Justice, aussi les Ordaliens
ne sortent-ils que rarement de leurs monastères.
En réalité, les
Ordaliens sont immuables. Ils se contentent de vivre en promouvant leurs idées, en critiquant vertement les zoomorphes de l'Arcane de la Lune et en tolérant les Khaïbas comme une manière
de lutter contre le Ka-Soleil en affichant des métamorphes instinctifs. Ils tentent de se dégager des contraintes du simulacre, d'où leur opposition farouche aux idéaux de l'Arcane du
Chariot.
On raconte qu'un certain nombre de leurs enseignements viendraient des lointains Gomshens, des moines de la vallée
perdue de Shangri-La qui vivraient dans l'observation du Ka-Soleil. Sauf qu'il s'agit pour les Ordaliens de s'en défaire, ce qui peut arriver en partie à certains d'entre eux, que
l'Etoile combattante nomme les Ascètes.
Ceux-ci forment l'élite silencieuse de l'Ordalie Héliologue, une élite dont le nombre ne doit pas dépasser une
cinquantaine dans toute l'Europe. Parvenus à se libérer des contraintes du corps humain, ils se présentent sous la forme d'êtres androgynes, incarnés dans des simulacres dotés d'un Ka-Soleil
particulièrement faible (vieillard ou enfant) pour éviter tout risque de Shouït, arborant des métamorphes totalement libérés (6D), une nature totalement asexuée et des sens visiblement abolis
:
ils ont tous subi des opérations pour les priver de leurs cinq sens humains, leur laissant l'entière perception des
Ka-éléments. Ils en sont monstrueux, d'où leur surnom de Difformes.
Néanmoins, les Ascètes
sont de véritables radars de Ka, capables de repérer un Nephilim, un homoncule, une manifestation magique, une stase (vide ou pleine), un artefact... à des kilomètres. Certains seraient même
capables de distinguer la Lune noire. Mais ils sont encore plus que les autres Nephilim sensibles à l'orichalque, un seul coup pouvant leur être douloureusement fatal.
Les Ordaliens se présentent comme immuables, et il est vrai qu'ils ont traversé les époques auprès de l'Arcane
de la Force sans jamais être touchés par les intrigues de salon et les quêtes hiérarchiques.
Ils ne se soucient même pas de ce que pourrait changer le retour de Merlin ni de savoir si Ganesha est un bon
Prince. Ils sont persuadés qu'un conflit aura lieu, car le conflit est un moteur naturel, comme il en fut par le passé entre Epiméthée et Prométhée, entre Lug et Balor ou entre la Lune et
le Dragon. Aussi, rien ne les inquiète : ils sont persuadés qu'ils seront toujours.
Voici la première des Etoiles combattantes de la ConstellationFomalhaut.
*Les Disciples de Rebis forment une étrange communauté au sein de l'Arcane de la Force, dont on ne cesse, parmi les Immortels, de vanter la violence et le manque de subtilité. Cette
Etoile Combattante en est le démenti : les Adoptés de la Force peuvent également se passionner pour des Sciences Occultes. Néanmoins, l'Etoile Combattante avoue bien
volontiers que l'essentiel de ses recherches abonde dans le sens militaire.
Les Disciples de Rebis forment l'Etoile combattante la plus récente de l'Arcane, même s'il s'agit tout de même d'une communauté vieille de plusieurs siècles. Il est probable
qu'Héphaïstos lui-même ait inspiré la naissance du mouvement, ce qui expliquerait les liens particulièrement étroits entre les Forges et les Disciples de Rebis.
Mais avant tout, l'Arcane de la Force s'est passionnée pour l'alchimie par idéologie et par superstition : en effet, les fondateurs de l'Arcane ont vite remarqué les profondes perturbations des
Champs magiques qu'engendrait l'apparition des créatures de Kabbale, aussi celle-ci est très limitée dans les rangs des Adoptés, qui privilégient naturellement la magie et l'alchimie .
De plus, la figure symbolique de Rebis symbolisait parfaitement l'Arcane de la Force, Lame centrale du Tarot et n'atteignant le nombre sacré de 22 qu'en s'additionnant à lui-même.
Aussi les Disciples de Rebis sont-ils presque toujours des manipulateurs des
Ambres, même s'il n'est pas rare de voir des utilisateurs de Métaux, voire de Poudres. La plus grande partie du travail des Disciples de Rebisconsiste à préparer de nombreuses formules alchimiques pour les combats, d'incruster des formules préparées dans des artefacts
scupltés par lesForgerons, et de constituer une armée de doubles alchimiques et de golems,
rendant ainsi hommage à Rebis et à son légendaire khaïba.
Au regard des Adoptés de la Force, les Disciples de Rebis forment une communauté particulièrement fermée et austère. Ils n'acceptent jamais les Latreuoï qui souhaitent les
observer et se montrent très critiques envers les nouveaux venus jusqu'à ce qu'ils aient fait leurs preuves. C'est un comportement particulièrement mal perçu par les jeunes Adoptés de la
Force, mais ce privilège est obstinément défendu par Théosophéüs, l'Adamantin de la Constellation Fomalhaut.
La hiérarchie des Disciples de Rebis, bien que très lâche pour des raisons inhérentes au travail solitaire des alchimistes, se montre particulièrement exigeante quant à la disponibilité et
au sérieux de ses membres : ils sont d'ailleurs très souvent isolés, presque mis au secret, dans des lieux déserts, sécurisés et à l'abri de tout évènement pouvant perturber le travail
alchimique.
De plus, cet isolement permet de protéger les autres Adoptés de l'Arcane des éventuels problèmes consécutifs à des inventions. En effet, il arrive que des golems mal préparés ou
suffisamment atteints de khaïba se montrent violents et nécessitent l'intervention des Compagnies pour les neutraliser.
Bien entendu, les Disciples de Rebis ne vivent pas uniquement pour l'Arcane. La recherche de l'oeuf alchimique fait partie des quêtes personnelles
très souvent exploitées par les alchimistes de cette Etoile Combattante, non seulement parce qu'elle fait hommage à Rebis l'Androgyne, mais aussi parce qu'elle serait un moyen d'atteindre
l'Agartha.
La hiérarchie des Disciples de Rebis se refuse à interdire la réalisation personnelle de ses membres et l'encourage même. En effet, Théosopheüs lui-même aurait dernièrement donné naissance
à un artefact puissant au cours de ses recherches, un artefact qui permettrait de moduler à volonté les effets de khaïba et qui, s'il était utilisé, pourrait s'avérer de bon secours pour la
Cathaïra et de bien mauvais augure pour l'Arcane du Diable.
Néanmoins, les Disciples de Rebis, qui ont vécu leur grande heure de gloire au XIXème siècle, fait de plus en plus attention à garder un oeil sur ses créations, notamment les golems, et la
Confrérie Coaxiale de Chiron a accepté de l'aider en ce sens.
Cette intense collaboration est liée à l'épopée secrète d'un Disciple de Rebis, Omphalé, qui fut connu sous le nom de Gustav Meyrink, son simulacre, un ancien membre
de la Golden Dawn. Spécialiste des golems, il fut le créateur de Desperanzo, un golem d'une intelligence extraordinaire, mais ne supporta pas de l'abandonner aux tests effectués par la
Confrérie Coaxiale de Chiron, pour laquelle il travaillait.
Malgré ses appels au PrinceGanesha, Omphalé voyait l'heure de ses créations approcher, et il ne
le supporta pas. On raconte qu'il obtint le soutien des défenseurs du retour de Merlin dans sa fuite. Quoi qu'il en soit, il partit et disparut avec Desperanzo, dans un tel déluge d'astuces et de
pièges que lesKhamsins ne les retrouvèrent jamais.
Pourtant, le livre de Meyrink, le Golem, connut un redoutable succès, vendu à près de 100 000 exemplaires : l'Arcane se sentit mal et redoubla d'ardeur pour se cacher.
Ganesha fit en sorte que les Disciples de Rebis et la Confrérie Coaxiale de Chiron se calment dans leurs recherches, et mobilisa une unité de la Cathaïra pour se préparer à
agir à tout moment contre Omphalé et son golem. Mais, après un siècle, Omphalé et Desperanzo demeurent introuvables.
Des rumeurs circulent parmi les rangs des Disciples de Rebis, évoquant une armée de golems, les Enfants Oubliés, qui serait menée par un Nephilim qui se ferait appeler
Père et Protecteur par eux. Ils se cacheraient quelque part en Egypte, lançant parfois des raids sur des centres de recherche de la Confrérie Coaxiale de Chiron ou sur des laboratoires des
Disciples de Rebis pour "libérer" des golems. Et la persistance de cette rumeur rend les Disciples de Rebis de plus en plus nerveux.
:
Le Blog des Nouveaux Argyropes, destiné à faire découvrir et redécouvrir le fantastique Jeu de Rôles Nephilim. Ici nous proposons une IVème édition entièrement on-line, entièrement gratuite. Enfin une solution aux guerres de droits d'auteurs! In Agartha Credo!
Derniers Commentaires